Actions Scolaires

Le Centre des Arts du Récit en Isère réalise régulièrement des projets artistiques, ainsi que des actions de formation et d'animation en direction d'établissements scolaires, de la maternelle à l'université. Ces actions passent notamment par la formation des enseignants et la mise en place de classes à PAC (20 en 2003). Ces différents projets sont menées avec la complicité de 15 artistes conteurs de la région Rhône-Alpes.

Si vous souhaitez faire intervenir un conteur dans votre classe, plusieurs formules sont possibles :

· une séance tout-public (élèves + parents) : 320 €
· une séance scolaire : 150 €
· un atelier (à l'heure) : 58 €

> Télécharger le formulaire de demande

Dimension artistique
L'art du récit trouve ses origines dans des pratiques culturelles populaires et initiatiques. Il instaure une relation favorable à la transmission du sensible. Les projets entre les conteurs et le milieu scolaire mettent en relief divers enjeux :
Partager une vision du monde ; Permettre de nouveaux apports de langage, des allers-retours de langage, une ouverture de la langue ; Prendre du recul par rapport au quotidien tout en tenant compte de la réalité de l'environnement ; Ouvrir, assouplir la vie de la classe, l'enrichir en toute liberté ; Changer les règles initiales, voire " les bousculer ", en apporter d'autres en déplaçant les cadres, avec l'acceptation, la compréhension, la participation des adultes et de l'équipe éducative ; Apporter une parole liée au jeu, au rythme, au silence et à sa présence ; Proposer des contenus de travail sur le conte : la création de nouvelles versions, la re-contextualisation de contes traditionnels, des techniques de racontage, la mémorisation, les voix et les accents, la marque du souffle et des passions, l'intonation, les mimiques, le lien entre son, corps et sens.

Dimension sociale
Chaque projet permet une réflexion sur les rapports de l'école et de son environnement. Le conte par ses origines et son support est un élément culturel porté par tous et à la portée de tous. Il semble important que toute la famille vive cette expérience. Ces moments sont souvent l'occasion de valoriser des cultures profondément marquées par l'oralité ; la possibilité également de trouver des compétences chez des parents qui sont parfois en " échec " face à l'institution scolaire et de ce fait réduire un certain nombre de discriminations.

Dimension pédagogique
Le conte est traditionnellement une des premières rencontres entre l'enfant et la langue, par la découverte de l'histoire. Le langage du conte n'est pas figé, il possède ses propres niveaux de langage, et aussi ceux que l'enfant côtoie et pratique (affectif (famille), social (quartier, environnement), culturel marqué reconnu (école). Il s'adapte aux situations et aux destinataires de la parole, permettant ainsi à chaque auditeur spectateur de s'approprier le récit, et de développer son propre imaginaire.

Avant la découverte des structures de cette langue ; la lecture, le récit sont liés au plaisir de dire et t'entendre. Les projets s'inscrivant dans la durée (il s'agit de privilégier l'expérience plutôt que l'événement), le conte fait intervenir différentes dimensions :
Affectives, liées au plaisir, à la relation avec le conteur et avec l'histoire ; Culturelles, par la transmission d'un patrimoine culturel et l'étude des différentes cultures présentes dans les classes ; Educatives, selon le choix des contes étudiés et les sujets abordés ; Pédagogiques, dans la mesure où le conte en donne du sens aux apprentissages.

Parallèlement à certaines actions ou pour répondre à des besoins et des attentes le Centre des Arts du Récit propose différentes approches de formation pour les enseignants, qui peuvent aller de la sensibilisation à l'initiation.

L'art du récit à l'école occupe une place de plus en plus importante dans le champ des actions engagées par le Centre des Arts du Récit . S'appuyant sur ses expériences et sur les " orientations pour une politique des arts et de la culture à l'école ", le Centre souhaite maintenant structurer ce travail au niveau de l'Académie, et établir un rapport privilégié avec l'Education Nationale et le Ministère de la Culture. Ce processus nécessite différents moyens pour sa mise en place, son suivi, son évaluation et sa cohérence.


Des projets d'envergure...

Les Arts du Récit en Trièves 2002/2003
Afin de permettre aux habitants du Trièves de s'approprier leur patrimoine oral, riche d'histoires, d'anecdotes et de légendes, de multiples partenaires se sont associés pour redonner place au conte. Dans ce but, le projet " Les arts du récit en Trièves " s'est articulé autour de plusieurs axes complémentaires, dont un travail spécifique dans les écoles primaires, dans le cadre de l'EMALA (Equipe Mobile d'Animation et de Liaison Académique). L'ensemble des équipes enseignantes du territoire s'est impliqué dans le projet.
L'EMALA, qui soutient le réseau d'écoles, a coordonnée le travail de 36 classes maternelles et primaires, soit un total de 700 élèves.
Les 6 classes de 6° et 5° du collège Marcel Cuynat de Monestiers de Clermont (130 élèves) se sont également impliquées, notamment sur le travail de collectage d'histoires auprès des habitants. Il faut noter que le collège accueille des jeunes de toutes les communes du canton et qu'il s'inscrit donc pleinement dans une logique de territoire.

Se sont également investit sur le projet :
L'Inspection Académique, l'Inspection de l'Enseignement National, la DRAC, le Syndicat d'Aménagement du Trièves, le Granjou (centre culturel), le Pot au Noir (association culturelle, théâtre en milieu rural), Courant d'Art (association culturelle), les bibliothèques du canton, le centre des arts du récit en Isère et les conteurs associés : Nathalie Thomas, Jennifer Anderson, Elisabeth Calandry, Dominic Toutain, Vaber Douhouré et Abou Fall.

Les conteurs sont tout d'abord intervenus dans chaque classe du Trièves avec un spectacle " déclencheur " de l'action. Puis, des ateliers ont été mis en place avec les élèves (10 heures d'intervention dans chaque classe) ont été mis à contribution : collectage d'anecdotes, invention de contes à partir de mots, sons, ...
La restitution des ateliers s'est faite sous différentes formes :
Certains enfants ont raconté en public dans le cadre de la journée des conteurs amateurs, organisée à l'occasion du 16ème festival des arts du récit en Isère.
D'autres ont raconté dans le cadre de leur fête d'école.

Au cœur du projet, le spectacle " Un hiver en Trièves " par Elisabeth Calandry s'est créé à partir de collectes d'histoires auprès des habitants de tous âges et de toutes origines, lors de rencontres informelles organisées sur 3 cantons du Trièves, collectes auxquelles certain élèves ont été associés.


voir également dans la rubrique actualité: "Grand Projet de Ville"