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CENTRE DES ARTS DU RÉCIT EN ISÈRE
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CIE BROZZONI

« Rien de ce qui vit ne peut être petit. » Tennessee William

À la fin des années 70, Claude Brozzoni s’embarque pour une aventure au long cours, loin des routes balisées.

Né en Haute-Savoie en 1955, Claude Brozzoni commence par des études techniques, des petits boulots dont celui de serrurier, puis une formation de comédien sur le tas, presque par hasard, qui le conduit à la mise en scène. Dans sa famille immigrée d’Italie, les livres n’existaient pas. Le théâtre l’ouvrira à la littérature et à la musique. Son milieu d’origine était un monde de croyances, au quotidien rythmé par les cérémonies religieuses, où le sacré représentait une valeur centrale. Brozzoni tire de cet héritage une éthique et une approche intime des choses et des gens, davantage fondée sur l’intuition que sur l’intellect. De son grand père paternel, qui parlait à ses vaches et l’initiait à la nature, il a gardé cette capacité d’aller au-delà des apparences, pour capter la transcendance des choses. Sa mère est celle qui lui a transmis une aptitude à rêver le monde, à le voir plus grand malgré les difficultés matérielles. Cela lui permet, dit-il, de restituer, dans certaines de ses mises en scène, le souffle d’une classe sociale méprisée, avec ses colères et ses rêves, ses espoirs et sa culture.

Si on chante beaucoup dans les pièces mises en scène par Brozzoni, c’est peut-être qu’il entend encore son père sifflant Verdi ou les chants des républicains italiens. Le théâtre représente pour lui la voix amplifiée de ses parents ouvriers ou de ses ancêtres paysans. Ses rencontres avec des comédiens comme Dominique Vallon ou Carlo Brandt et des auteurs comme Turrini ou Ehni le confortent dans ses choix, comme un écho qui rend la voix à ces petites gens.

Il dit de ses parents « qu’ils l’ont bien construit », comme il le fut sans doute par sa rencontre avec le plasticien Jacques Quoëx. Ce dernier l’initie à la scénographie et le sensibilise à la peinture et c’est ainsi, affirme-t-il, « qu’il a pénétré le théâtre par les yeux et par les mains ». À l’opposé d’une conception du théâtre pour le théâtre, les mises en scène de Brozzoni provoquent et convoquent les puissances archaïques de nos êtres pour « qu’il fasse homme en nous » comme le suggère un écrivain et metteur en scène africain. Loin des circuits balisés, Brozzoni fait un théâtre politiquement incorrect, comme on fait la guerre, secouant ainsi le confort de nos consciences. Il espère, à travers ce jeu démasqué, conduire à une représentation vraie où les yeux des acteurs deviennent les projecteurs de l’émotion sincère.

Choisir Darwich, c’est donner voix à la parole d’un poète qui a continué, malgré l’horreur et le désespoir qu’il a vu et vécu, de chanter la terre, sa beauté et par-dessus tout à évoquer l’Amour.
Parce que cette voix est belle, qu’elle ne se complait ni dans le cynisme, ni dans la détresse, parce qu’elle est lyrique et humaniste, elle dit surtout l’espoir de tous et de chacun.

Nous mettons en musique les poèmes de Mahmoud Darwich. Nous chantons et disons les poèmes de Darwich, ses textes, la beauté de sa langue, en français mais en arabe aussi. C’est une sorte de concert, mélangeant musique d’inspiration orientale, rock, électro. Un spectacle d’émotions, de sentiments. Un cabaret du plaisir où l’on chante la beauté du monde, l’amour des autres et l’amour des hommes entre les hommes. Un chemin de vie qui s’oppose au cynisme ambiant, au morbide et au désespoir.

Mise en scène et scénographie : Claude Brozzoni
Adaptation : Claude Brozzoni et Abdelwaheb Sefsaf
Poèmes : Mahmoud Darwich
Traduction : Elias Sanbar, Olivier Carré
Composition musique : Claude Gomez, Abdelwaheb Sefsaf, Georges Baux
Chanteur comédien : Abdelwaheb Sefsaf
Musiciens : Claude Gomez, Abdelwaheb Sefsaf, Georges Baux
Peintre : Thierry Xavier
Création lumière : Didier Beauvarlet
Son : Titou Victor
Régie lumière : Fabienne Flouzat
Costumes : Pascale Robin
Construction décor : Christophe Charamond
Accessoires : Pascal Julliard

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Dernière mise-à-jour : mardi 17 octobre 2017

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